vendredi 23 septembre 2016

La gratitude


Un jour, le père d’une très riche famille amène son fils à la campagne pour lui montrer comment les gens pauvres vivent. Ils passent quelques jours sur la ferme d’une famille qui n’a pas beaucoup à leur offrir.

Au retour, le père demande à son fils : « As-tu aimé ton séjour? »

« C’était fantastique, Papa ! »
« As-tu vu comment les gens pauvres vivent ? », demande le père.
« Ah oui ! », répond le fils.
« Alors, qu’as-tu appris ? »

Le fils lui répond :
« J’ai vu que nous avions un chien alors qu’ils en ont quatre.
Nous avons une piscine qui fait la moitié du jardin et ils vont dans une crique sur la mer.
Nous avons des lanternes dans notre jardin et eux ont des étoiles partout dans le ciel.
Nous avons un grand jardin devant la maison et eux ont l’horizon.
Nous avons un domaine, mais eux ont des champs à perte de vue.
Nous achetons nos denrées et eux les cultivent.
Nous avons des murs autour de la propriété pour nous protéger. Eux ont des amis qui les protègent. »

Le père en resta muet.

Le fils rajouta : « Merci, Papa, de m’avoir montré tout ce que nous n’avons pas. »

Trop souvent nous oublions ce qui nous est acquis pour nous morfondre sur ce que nous n’avons pas. Ce qui est un objet sans valeur pour quelqu’un peut très bien être un trésor pour un autre. Ce n’est qu’une question de perspective. C’est à se demander ce qui arriverait si nous avions de la gratitude pour tout ce que nous avons au lieu d’en vouloir toujours plus. Retrouvez vos yeux et votre cœur d’enfant et voyez combien il est important d’apprécier ce que vous avez plutôt que de vous soucier de ce que vous ne possédez pas. »

Auteur inconnu


jeudi 15 septembre 2016

Les sept merveilles du monde


Un groupe de jeunes gens étudiaient en géographie les 7 merveilles du monde.

À la fin d’un cours, le professeur demande aux étudiants de faire une liste de ce qu’ils croient être aujourd’hui les 7 merveilles du monde.

Sauf quelques désaccords, les étudiants ont pour la plupart écrit sur leur feuille de réponse :

1- Les Pyramides d’Égypte

2- La grande muraille de Chine

3- Le Taj Mahal en Indes

4- Les statues de l’Île de Pâques

5- Les pyramides de Chichen Itza au Mexique

6- Le Colisée de Rome

7- L’Alhambra en Espagne

Tout en recueillant les réponses, le professeur aperçoit une jeune fille bien tranquille qui n’a pas encore commencé sa réponse, alors, il lui demande gentiment si elle éprouve quelque difficulté avec cette liste à rédiger.

La jeune fille lui répond : “Oui, en effet ; je ne peux vraiment pas me décider, il y en a tellement.”

Le professeur de lui répondre : “Dis-moi ce que tu as trouvé, et je pourrai peut-être t’aider”

La jeune fille hésite, puis commence à écrire :

1- Voir

2- Entendre

3- Toucher

4- Sentir

Elle hésite encore un peu puis continue avec :

5- Courir

6- Rire


7- Aimer

vendredi 9 septembre 2016

Conte de Chine Maïlane et le sculpteur de Jade


Un haut magistrat chinois avait une fille unique qui s’appelait Maïlane. Comme il était très riche et vivait dans une grande maison, de nombreux parents vivaient chez lui.
Beaucoup étaient instruits : des lettrés. D’autres non : ceux-là jouaient le rôle de serviteurs.
Un jour est venu un garçon, qui s’appelait Tchang-Po. Il venait de la campagne, c’était un cousin de Maïlane. On s’était demandé ce qu'on allait faire de lui, car il n’était pas instruit.
On le fit travailler au jardin. Et là, il fut heureux. Depuis que le ciel et la terre marchent ensemble, les hommes libres ont toujours aimé jardiner.
Souvent sa cousine Maïlane venait le voir travailler. Et ils restaient longtemps ensemble. Ils étaient très jeunes. Des enfants quoi.

Mais... il manquait quelque chose à Tchang-Po. Un jour... il a trouvé un petit bout de jade. Il l’a sculpté. Et il en a fait un très bel objet : un chat endormi.
Alors il a regardé les objets de jade dans les magasins de la ville, et il a vu un artisan. Il est allé chez lui. Bientôt il a passé la moitié de son temps dans le jardin, et l’autre moitié dans la boutique de l’artisan. Et il s’est mis à ciseler comme personne cette pierre venue peut-être du ciel tant elle est belle et parfaite. Il est devenu un artiste véritable.
Un jour... le père de Maïlane a voulu faire un cadeau à l’impératrice. Il possédait un gros bloc de jade. Il est allé à l’atelier de Tchang-Po et lui a demandé de faire dans ce bloc une statue de la déesse de la miséricorde. Tchang-Po l’a fait.
Elle était d’une beauté indicible, d’une finesse qui dépassait tout ce qu’on avait fait jusque là. Même les boucles d’oreilles étaient parfaites, et tournaient autour de l’oreille. Mais quand le père l’a vue, il est resté interdit. La déesse ressemblait à Maïlane !

C’est alors qu’il a réalisé que Tchang Po était beaucoup trop attaché à Maïlane, et Maïlane à Tchang Po. Il dit à Maïlane qu’il n’était pas question qu’elle puisse aimer son cousin, qu’il fallait qu’elle cesse de le voir, et qu’elle devait se marier avec un homme riche et haut placé, le fils d’un autre haut magistrat de la ville.
Maïlane a refusé tous les partis, et elle a continué à voir, de temps en temps, Tchang Po. Elle s’étonnait du calme qu’il gardait. Il lui disait : « Comme le ciel est fait pour la terre, et la terre pour le soleil, tu es faite pour moi, et moi pour toi. Personne n’y peut rien. Je ne sais qu’une seule chose, c’est que je suis bien quand tu es près de moi ». Mais pourtant, ils ne pouvaient plus se voir comme avant.
Tchang Po continuait à sculpter le jade, de mieux en mieux, et ses œuvres ont été connues dans toute la Chine. On ne disait plus « Un jade », on disait « Un Tchang Po ». Pourtant le bonheur n’était plus dans le cœur de Tchang Po, ni dans celui de Maïlane. Ils ont décidé de fuir.
Un soir ils sont partis. Malheureusement un vieux serviteur les a vus quand ils traversaient le jardin. Il a compris et a voulu empêcher Maïlane de partir, car il l’aimait. Il voulait aussi lui éviter de créer le scandale : la fille d’un haut magistrat qui fuit avec un homme qui n’est qu’un artisan est une fille perdue !
Il a essayé de retenir Maïlane. Tchang Po l’a repoussé. Le vieux serviteur a fait une mauvaise chute, sa tête a heurté une pierre, et il est mort.

Tchang Po et Maïlane ont compris que cette fois ils étaient vraiment perdus. Ce n’était plus seulement une fuite, ils venaient de tuer un homme. Alors ils sont partis, loin, très loin. Ils ont traversé toute la Chine. Ils sont arrivés dans le sud du pays, là ou l’on extrait le jade de la montagne. Sans le savoir, ils avaient suivi la route du jade :  ils étaient arrivés à sa source.
Maïlane a dit à Tchang-Po : « Il ne faut pas que tu fasses à nouveau des œuvres en jade, ou alors seulement de tous petits objets, des pendentifs, de la petite bijouterie ». Ce qu’il a fait, mais à contre cœur. Ils ont pu vivre, avec peu. Et toujours Maïlane lui disait : « Arrête ! Arrête ! C’est assez beau ! ». Car elle avait peur qu’on le reconnaisse.
Mais parfois, en cachette, il faisait une pièce. Et il la cachait.  C’est ainsi qu’il a fait un singe qui volait des pêches, un chien qui dormait avec un œil ouvert et un œil fermé, un tigre saisissant une biche dans ses crocs, lui serrant la gorge. Et il gardait ces objets, bien cachés.

Un jour il s’est dit qu’il aimerait bien s’acheter un atelier. « Sois prudent ! » lui dit Maïlane. Mais quelque temps après, un homme est venu, qui lui demanda s’il n’avait pas un objet à lui vendre. Il lui montra le singe. L’homme était prêt à acheter cet objet un tel prix que cela aurait permis à Tchang Po d’acheter un atelier. Il le lui vendit. L’acheteur fut ravi. Mais cet objet était tellement extraordinaire qu’il fut montré partout, partout on en parla. La nouvelle de cette œuvre, qui fut reconnue comme étant un Tchang Po, fit son chemin jusqu’au père de Maïlane. Il envoya un officier qui vint enquêter dans le village où Tchang Po était installé.
Mais Tchang Po en fut averti à temps : ils décidèrent de fuir au plus vite. Maïlane attendait un bébé et le voyage ne fut pas facile, mais il fallait partir. Ils partirent en pirogue, descendirent un fleuve très dangereux.  Et c’est dans un tout petit village que Maïlane accoucha d’un bébé très fragile. Ils se fixèrent là, et pour vivre, ils décidèrent que Tchang Po, cette fois, ne toucherait plus au jade, mais ferait de la poterie.

Mais Tchang Po fut très malheureux. Il ne pouvait pas se passer de la présence de Maïlane, mais il ne pouvait pas non plus se passer de travailler le jade. Ses mains souffraient de devoir ne travailler que de la boue et d’être privé du contact de cette matière divine, qui diffuse la lumière comme une chair vivante. Maïlane, elle, lui disait : « Maintenant tu as un enfant, tu ne peux quand même pas aimer le jade plus que nous ». Mais travaillant sans goût à la poterie, il gagnait difficilement la vie de sa famille. Parfois même il avait une crise de colère, de désespoir, où il brisait et piétinait des pièces qu’il avait faites.
C’est alors qu’un marchand passa et lui proposa de lui acheter une belle pièce s’il en avait une à vendre. Quelle tentation ! Il lui vendit le chien qui dort en n’ouvrant qu’un œil. Le marchand partit avec son trésor. Mais encore une fois, cet objet fit son chemin en suivant la route du jade. Et cette fois Tchang Po ne fut pas prévenu à temps.
Un commissaire se présenta dans l’atelier de l’artiste, s’assura de son identité, et déclara à Maïlane et à Tchang Po qu’ils devaient le suivre, qu’ils étaient arrêtés. Alors Maïlane dit qu’ils allaient le suivre, mais qu’il leur fallait un peu de temps pour préparer leurs paquets. Pour obliger le policier à leur accorder ce délai, elle mit dans ses bras le bébé ! Et elle dit à son mari de partir.

Il partit. Pour lui donner le temps de s’éloigner, elle fit durer la préparation des paquets, et le temps fut si long qu’à la fin le policier exigea que l’on parte. Mais Tchang Po n’était plus là. On le chercha partout. En vain : il était déjà loin.
Ils emmenèrent Maïlane et l’enfant. Quand elle fut arrivée, sa mère était morte. Son père ne lui a ni souri ni parlé. Et il n’a pas regardé son enfant. Elle a vécu là, sous surveillance, et dans la plus grande tristesse.
Le temps a passé. Un jour, un collègue du père de Maïlane, un haut fonctionnaire, est venu en visite. Il a dit qu’il se rendait à la capitale et qu’il allait faire un magnifique cadeau à l’impératrice : une déesse de jade blanc, et il a dit : « Cet objet est la réplique exacte de la déesse de la miséricorde que vous lui avez vous-même offerte ». Le père de Maïlane ne voulait pas le croire. Alors le visiteur a montré l’objet.

Et en effet c’était bien la réplique exacte de la première pièce offerte, avec, peut-être, une expression plus tragique.
On a demandé au visiteur comment il avait eu cet objet. Il a dit : « C’est tout à fait par hasard. Ma femme avait un bracelet de jade de grande valeur, et il a été cassé. Je n’ai trouvé personne qui puisse le réparer. J’ai fait une annonce dans toutes les maisons de thé, les commerces. Un jour un homme s’est présenté. Un homme étrange, qui paraissait traqué, effrayé. J’ai eu beaucoup de difficultés pour lui faire comprendre que je ne lui voulais aucun mal, et il a parfaitement réparé le bracelet.  Si bien que je lui ai montré un morceau de jade blanc que j’avais depuis longtemps, sans avoir osé le faire travailler jusque là. Quand il a vu ce morceau de jade, il a été terrifié. Puis il l’a caressé.  Très longtemps. Il était perdu dans ses pensées. Je lui ai dit : « Il ne vous plaît pas ? ».

Il m’a répondu : « Ce n’est pas cela. Mais je n’ai jamais vu un si beau morceau de jade ! ».
Je lui ai demandé : « Voulez-vous me faire dedans une pièce ?
– Oui, mais à une condition : je ferai la pièce que je voudrai, et il ne faudra pas me payer ». 
Il s’est enfermé dans un atelier que je lui ai prêté. Il a travaillé plus de trois semaines. Il mangeait à peine, dormait à peine, ne parlait pas. Personne ne pouvait voir son travail. Un jour il est venu.  Il a dit : « C’est fait ». L’objet était … celui là. Il a dit : « Je vous remercie : cet objet résume ma vie ».
J’étais perdu dans la contemplation. Puis je me suis retourné. Il était parti.   Je l’ai fait chercher dans ma maison, dans la ville, dans les environs. J’ai mis des annonces, des promesses, fait des enquêtes, mais je ne l’ai jamais retrouvé ».                                                   
Au moment où le visiteur terminait cette phrase, on a entendu un cri d’horreur derrière le paravent. Le père a écarté le paravent, et derrière le paravent était sa fille, Maïlane, et tout le monde a vu que Maïlane et la statue était une seule et même personne. La statue avait la même expression tragique qu’avait le visage de Maïlane à cet instant même.
Elle s’est avancée, a pris la statue, l’a serrée contre sa poitrine, en silence. C’était comme si elle tenait Tchang Po lui-même. Comme s’il lui avait envoyé un message, un message qui lui était enfin parvenu.
Alors le père de Maïlane a été frappé par le chagrin de sa fille. Il a fait faire des recherches dans toute l’étendue de la province du visiteur, mais jamais on n’a pu retrouver Tchang Po.

Le temps a repris son écoulement. L’enfant de Maïlane est mort lors d’une épidémie. Il avait toujours été fragile. Alors Maïlane s’est fait couper les cheveux, et elle est entrée dans un monastère.  Elle non plus, jamais personne ne l’a revue.


vendredi 2 septembre 2016

Le songe du gouverneur de la Branche du Sud

Extrait d’une nouvelle de Li Gong-Zuo, ce songe est devenu un cliché en Chine.

« Un habitant de Guang-Ling, festoyait un jour avec des amis à l’ombre d’un sophora séculaire, au sud de sa maison. Ivre, il se rendit en rêve au royaume de la Paix du Sophora, épousa la fille du roi et devint pendant vingt ans gouverneur du pays de la Branche du Sud. Il eut de nombreux enfants. Un jour, sa ville fut envahie par des ennemis, sa femme mourut et il fut renvoyé dans son pays natal.

Alors, il s’éveilla de ce songe : le soleil n’était pas encore couché, la table n’était pas encore desservie, et ses amis l’attendaient. Il leur conta son rêve et découvrit avec eux, au pied du sophora, une fourmilière qui devait être le royaume de son rêve et, sous une branche du sud, une autre fourmilière plus petite qui devait être son ancienne province. Il comprit que la vie humaine est aussi transitoire et fugace qu’un rêve et renonça désormais au monde. »


L’expression, devenue proverbiale, a fini par être synonyme de « songe, simple songe, vanité d’un phénomène. »           

vendredi 26 août 2016

L'oiseau libre


Vous est-il déjà arrivé de rêver en étant persuadé que cela était bien réel ? Ou à l’inverse, de vivre une situation “réelle” et de vous demander s’il ne s’agissait pas d’un rêve ? D’ailleurs, lequel de ces deux états est le plus réel, celui de veille ou celui de sommeil ?

À travers ce conte initiatique chamanique, Ahimsa Hridayananda (Loup Blanc) nous montre aussi que nous sommes prisonniers de nos illusions ! Nous nous croyons libre alors que nous sommes esclave ; nous vivons en esclave alors que nous sommes libres.

Ainsi va la vie, tout n’est que croyance ! La croyance libère ou entrave. Si elle a son origine dans l’ego matériel, alors à coup sûr, elle est fausse. L’ego spirituel en nous se nomme Soi, et c’est là que la véritable croyance se réalise, mais à ce niveau, il n’y a plus de croyance, seulement l’être qui sait qu’il est.


jeudi 18 août 2016

Le pauvre Lazard


Lazard était un pauvre cultivateur qui se contentait du peu qu'il avait. Ses trois enfants lui apportaient le bonheur car chacun avait un don particulier. Le premier avait le don de clairvoyance, le deuxième avait le don de voler à grande distance et le troisième possédait le don de guérison.

 Un jour, alors que tous ses enfants étaient aux champs, Lazard tomba très gravement malade au point de mourir dans l'immédiat si rien n'était fait. Au même moment, l'enfant ayant le don de clairvoyance vit l'état de son père et appela ses frères : « Père est très souffrant, nous devons rentrer au plus vite ! »

Le deuxième enfant ayant le don de voler les prit sur ses épaules et les porta du champ jusqu'à la maison. Le troisième enfant au don de guérison miraculeuse utilisa son pouvoir pour guérir leur père.

Le premier dit : « Si je n'avais rien vu, vous n'auriez jamais vu qu'il se passait quelque chose d'anormal à la maison. »

Le deuxième s'exclama : « Si je ne vous avais pas portés immédiatement à la maison, notre père bien-aimé serait mort avant notre retour »

Le troisième ajouta : « C'est mon don de guérison miraculeuse qui a sorti Père de son mal. »

 Selon vous, qui de ses trois enfants a vraiment sauvé son père ?


Source : "Les plus beaux contes africains" recueillis par Guelord Grembo

vendredi 12 août 2016

Les deux galets


Il y a bien longtemps de cela, dans une petite ville italienne, un marchand eut le malheur de devoir une grosse somme d’argent à un usurier.

Le prêteur sur gages, un homme vieux et laid, convoyait la belle fille du marchand et lui proposa donc un marché. Il lui dit qu’il renoncerait à sa dette si celui-ci lui accordait la main de sa fille. Bien sûr, le marchand comme sa fille ont été horrifiés par cette proposition.

L’usurier leur expliqua la nature du marché qu’il leur proposait. Il leur dit qu’il mettrait un caillou noir et un caillou blanc dans un sac vide et que la jeune fille devrait en choisir un à l’aveugle.

Si elle choisissait le caillou noir, elle deviendrait la femme de l’usurier et la dette de son père serait oubliée.
En revanche, si elle saisissait le caillou blanc, elle n’aurait pas besoin de se marier avec lui et la dette de son père serait là encore oubliée.
Si elle refusait de prendre un caillou, son père serait jeté en prison.

Ils étaient debout dans le jardin du marchand, sur ​​un chemin parsemé de cailloux. Pendant qu’ils parlaient, le prêteur se pencha pour ramasser deux cailloux. Alors qu’il les ramassait, le regard aiguisé de la jeune fille remarqua qu’il avait mis deux cailloux noirs dans le sac.

Il demanda ensuite à la fille de plonger sa main dans le sac pour choisir un caillou.

Elle plongea sa main dans le sac et en tira un caillou. Sans regarder, elle le laissa tomber sur le chemin au milieu des autres. Dans ce cas, impossible de le distinguer des autres cailloux.
« Oh, comme je suis maladroite », s’exclama-t-elle. « Mais peu importe, si on regarde celui qui reste dans le sac on pourra dire celui que j’avais pris. »

Puisque le caillou restant était forcément noir, il fallait supposer qu’elle avait ramassé le blanc. Et comme le prêteur n’osa pas avouer sa malhonnêteté, la jeune fille a changé ce qui semblait être une situation impossible en une position avantageuse.

Morale de l’histoire : on peut trouver une solution à la plupart des problèmes complexes. Mais parfois, nous devons simplement y réfléchir d’une manière différente.

Et vous, avez-vous tendance à réfléchir de manière logique ou à penser hors des sentiers battus ?