dimanche 19 février 2023

Découvrez votre ombre grâce à Chatgpt



Comme nombre d’entre vous, je teste Chatgpt et cherche à voir son utilité pour mon travail professionnel. 

 

J’ai ainsi pu constater qu’il fournissait des résultats intéressants à propos de question comme « différences de conditions de travail en entreprise en France et en Pologne ». Mais j’ai eu un doute lorsque je l’ai interrogé sur les quatre incontournables selon Carlo Moïso, sujet d’Analyse Transactionnelle très développé sur le net qui a fait l’objet de beaucoup de publications. En gros, et je vous invite à taper sur le lien hypertexte pour aller plus loin, Carlo Moïso parle de « l’inéluctabilité de la mort, l’imprévisibilité du futur, etc. » La réponse de Chatgpt a d’abord été : « l’huile d’olive, le fromage… » Il a fallu que je donne encore plus d’éléments pour arriver à une réponse moins loin du sujet, mais encore inexacte. 

 

J’ai voulu aller plus loin et j’ai tapé « Qui est Gérard Rodach » ?

 

J’ai obtenu une première réponse qui est celle-ci : « Gérard Rodach est un psychanalyste français, né en 1946, connu pour ses travaux sur la théorie et la pratique de la psychanalyse, en particulier sur la question de la technique psychanalytique.

Rodach a été formé à la psychanalyse par Jacques Lacan, dont il est devenu l'un des élèves les plus proches et les plus influents.  Rodach a publié plusieurs ouvrages sur la psychanalyse, notamment "Le transfert en question" (2003). 


Rodach est actuellement professeur émérite de psychologie clinique et est considéré comme l'un des psychanalystes français les plus importants de sa génération. Etc. »

 

Ce n’est ni ma date de naissance, ni ma formation, ni mon métier, ni mes livres. J’ai publié plus de 20 livres chez différents éditeurs, aucun n’est cité et pourtant vous les trouvez facilement sur Google et/ou Amazon. Je n’ai aucun homonyme et les livres cités sont inconnus. Mystère. 

 

J’ai envoyé cela à mes enfants. Dix minutes plus tard, une de mes filles a tapé la même question et la réponse a été : « Gérard Rodach est un ingénieur spécialisé dans les énergies renouvelables qui a travaillé dans différents ministères et est un des fondateurs d’Energies 2050, etc. »

 

Là aussi, j’aurais été très fier d’être cet homme, mais ce n’est pas le cas.  

 

Peut-être, s’agit-il de mes « ombres », qui j’aurais pu être. Mais je n’ai ni le goût, ni les compétences pour être psy ou ingénieur. 

 

Faites-le test pour vous et partagez-le !

 

En attendant, je ne jette pas le bébé avec l’eau du bain et je continue à utiliser Google et aussi Chatgpt avec circonspection

 

dimanche 12 février 2023

Se battre, oui, mais quand ?





Réflexion autour du livre de Françoise Bisteur, Des bulles pour se réinventer, Librinova 2022. 

 

L’auteur témoigne de son combat contre un cancer du sein. Ce livre, pour moi, va aller du traitement d'un cancer du sein. Il peut intéresser, voire interpeller toute personne qui a des chocs dans sa vie : maladie, licenciement, divorce, perte d'un proche... Qu'importe le sujet, le vécu et les conseils différent peu.

 

Ce témoignage vous rappelle que dans tout changement profond, il y a des phases : déni, colère, marchandage, apathie… Surmonter tout cela passe plus vite si vous effectuez un travail sur vous avec l’aide de spécialistes, vous vous entourez d’un ou de plusieurs cercles de soutien et que vous favorisez l’expression de vos sentiments pour surmonter les montagnes russes du déroulement du changement vécu. 

 

Se battre, oui, mais quand ? Carlo Moïso, psychiatre italien, 1945-2008, écrivait : « Dans la vie il y a quatre incontournables : 

·       L'inéluctabilité de la mort

·      L'injustice de la vie

·      L'imprévisibilité du futur

·      L'inadéquation de l'être humain

 

On passe toute la vie à lutter contre ces quatre mais au fond du cœur on sait que ce sont quatre choses qu’on ne va pas résoudre, c'est comme ça. Et la vie c'est tout un processus pour arriver à accepter que ces quatre incontournables sont vraiment incontournables. »

 

En dehors de tout cela, vous pouvez vraiment vous battre. Alors, ne vous trompez pas de combat !

 

dimanche 5 février 2023

Qui avez-vous rencontré ?



Dans son livre « Les enfants Jéromine » (Calmann-Lévy, 2020), Ernst Wiechert (1887-1950) raconte le destin de Jons qui, issu d’une pauvre famille de charbonnier, devient un grand médecin. Cette progression sociale est le résultat de multiples rencontres. 

 

« Il n'était pas facile à Jons, lorsque par la suite il se remémorait tout ce passé, de dire quand cela avait commencé et comment cela s'était parachevé, si toutefois on pouvait parler d'un achèvement. Ce qu'il savait de sa propre expérience, c'est que le destin, ou quelque nom qu’il lui plût de donner à une mystérieuse épreuve, avait été longuement et insensiblement à l'œuvre avant de porter l'homme qu'il était à un nouveau stade. Bien des choses paraissaient un peu étranges et un peu arbitraires. 

 

C'était comme un léger tremblement dans un tic-tac tranquille. Un souvenir oublié remontait soudain des profondeurs de l'inconscient, et on ne savait qui ou quoi l'avait appelé. On rencontrait un homme, et cette rencontre eût pu fort bien ne pas se produire si l’on fût resté quelques minutes de plus devant une librairie ou si l'on eut pris une autre rue. 

 

Bref c'était ce que les hommes appellent volontiers le hasard, mais plus tard ceux d'entre eux qui réfléchissaient reconnaissaient que c'était une loi, une sage direction, se manifestant seulement lorsqu'on était mûr pour les recevoir. On eût dit qu'ils étaient là, derrière leur rideau, attendant le premier mot de leur réplique et lorsqu'il avait résonné ce mot, écartant les plis du rideau, ils étaient apparus 

 

Et il ne fallait pas croire non plus qu'il n’était qu'un moyen, et rien d'autre, que le destin les avait épargnés pour venir lancer un nouveau fil dans la trame de la vie de Jons et uniquement dans sa trame. Au contraire, cette rencontre avait pour eux aussi une signification, celle d'un changement de direction, d'une révélation, d'une sorte d'enrichissement ou d'achèvement. »

 

Chacun d’entre nous a eu sa vie changée ou non par de multiples rencontres. Ce peut être un parent, un instituteur, un camarade, un collègue…

 

Trois questions à vous poser :  

 

·      Êtes-vous capable d’en faire l’inventaire ?

·      Que diraient-ils de situation actuelle ? 

·      Et vous ? En quoi les avez-vous influencés ?

samedi 28 janvier 2023

Et si votre chien était votre coach ?



1.   D’abord sa carte d’identité vous révèlerait qu’il n’est pas un loup domestiqué, mais a un ancêtre commun comme nous avec le singe.

2.     Ensuite, s’il vous parlait de sa méthodologie, il vous dirait qu’elle n’est pas basée sur la théorie de la dominance (cela est bon pour les animaux captifs), elle est plutôt basée sur la coopération. 

3.     Son approche est plutôt de favoriser des comportements opportunistes qui favorise plus l’apaisement que le conflit. 

4.     Il est un adepte du langage corporel et vous observera : cela en dit plus que vos paroles. 

5.     Tout comme nous, il est épris de liberté (la pyramide de Maslow s’applique à lui). Il cherchera à comprendre et déconstruire vos représentations, notamment sur ce qui vous stresse. 

6.     Son but est de s’apaiser et d’apaiser l’autre. 

7.     Au final, tout un programme basé sur l’attachement aux autres. 

 

Plein de choses à apprendre ou à réapprendre !

 

En bref, dans le coach canin, cherchez le chien plutôt que l’homme.

 

Adapté d’un texte de Thot Cursus

 

dimanche 22 janvier 2023

Peut-on mépriser le monde d’en-bas ?




Dans son livre « Blanc » (Gallimard, 2002), Sylvain Tesson nous raconte une longue randonnée dans les Alpes. Une racontée en hiver, hors-pistes, de refuge en refuge et loin du monde commun, le monde d’en-bas. Il se pose la question du regard distancié. 

 

« C'était un danger de l'alpinisme : croire que le surplomb physique autorisait à mépriser le monde d'en bas. L’analogie était facile entre l'air de cristal et l'esprit pur, la grande santé et la haute pensée. Cette symbolique de comptoir avait inspiré une littérature d'acier sur les vertus purificatrices de la montagne où se confondaient conquête du sommet et domination morale. En réalité le sommet ne rehausse jamais la valeur de l’être. L’homme ne se refait pas. Quand il atteint les altitudes splendides, il y transporte sa misère. L'histoire de l'exploration fourmille d'épisodes sordides vécus en des lieux enchanteurs : des alpinistes qui en viennent aux mains sur les sommets de cristal, des naufragés qui se percutent sous les cocotiers… L’homme a beau se propulser dans la beauté, il retombe toujours dans ses penchants. Le décor n'y fait rien ». 

 

Ce qui est valable pour les situations décrites peut aussi s’appliquer à notre quotidien. Dès que nous prenons un peu de recul par rapport à des personnes moins fortunées, des collaborateurs moins élevés dans la hiérarchie, des personnes vivant un peu loin de là où nous sommes, qui sommes-nous pour porter un regard que ce soit de jugement ou compatissant ?

 

Un texte qi fait réfléchir sur notre tendance à émettre parfois des jugements hâtifs. 

dimanche 15 janvier 2023

La transmission au-delà des mots



Tout au long de sa vie, Antoine de Saint Exupéry (1900-1944), a écrit ses pensées sous la forme d’un texte où un roi berbère enseigne la vie à son fils. Ce texte inachevé (« Citadelle », Folio, 2000), a été publié après sa mort. Il s’agit d’un texte, qui nous interroge à la manière des Essais de Montaigne. Parmi ces pensées, une a plus particulièrement retenu mon attention. Celle à propos de la transmission du savoir, à l’heure où celle-ci se résume souvent à des formations courtes, voire en e-learning.

 

« Il me paraît bien évident que, si je disposais d'une humanité encore inanimée et si je voulais l'éduquer et l'instruire et la remplir des mêmes mille mouvements divers, le pont du langage n'y suffirait point. Car certes nous communiquons, cependant les mots de nos livres ne contiennent point le patrimoine.. 

 

Ainsi de mon armée, s'il ne s'établit point de l'un à l'autre la continuité du contact qui fait de cette armée une dynastie sans rupture certes, ils recevront les enseignements de leurs caporaux et de leurs capitaines, mais les mots dont disposent ces derniers ne sont que réservoirs infiniment insuffisants pour transmettre de l'un à l'autre un acquis qui ne peut pas se dénombrer et ne s'exprime point en formules. 

 

Car il s'agit d'attitudes intérieures, et de points de vue particuliers, et de résistances, et d'élans et de systèmes de liaison entre les pensées et entre les choses… Et si je veux les expliquer ou les exposer je les démonte en leur parties et il n’en reste rien. 

 

Si vous rompez une fois le contact entre le meunier et son fils, alors vous y perdrez le plus précieux du moulin et sa morale et sa ferveur et les mille coups de main qui ne s'expriment pas et les mille attitudes et qui se justifient mal par la raison mais qui sont, car il y a plus d’intelligence dans les choses telles qu'elles sont que dans les mots. 

 

Et vous faites de l’homme une bête primitive et nue, ayant oublié que l'humanité dans cette démarche est celle d'un arbre qui croît et se continue de l'un à l'autre, comme la puissance de l'arbre dure à travers ses nœuds et ses torsades et la division de ses branches. »

 

J’ai le cas en tête d’une entreprise qui formait ses techniciens lors de stages de trois mois. Puis, cela a été éclaté en quelques stages d’un total de six semaines étalées sur un an. Et maintenant, ces mêmes stages sont en train de se réduire, les techniciens étant invités à consulter la documentation électronique et à appeler l’assistance technique. 

 

Y-a-t-il une corrélation entre cette évolution de la transmission et le turnover grandissant des jeunes embauchés ? Les causes en sont multiples, mais cette perte de sens en est bien une. 

 

Et vous, que faites-vous à ce sujet ? 

dimanche 25 décembre 2022

Créez de la joie avec un de vos écrits



Un peu de douceur dans ce monde de brutes. Voilà l’histoire à l’origine du Père Noël ou comment un petit conte dans un quelconque journal va être appelé à lancer un mouvement mondial de joie et... de commerce. Je souhaite qu’un de vos écrits ait la même prospérité. 

 

Ce tout premier conte du Père Noël, d'après Clément Clarke Moore, aété publié pour la première fois dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823. Le dessin ci-dessus est l’une des premières représentations imagées du Père Noël (dessin de Robert Weir en 1838). 

 

C'était la nuit avant Noël, dans la maison tout était calme. Pas un bruit, pas un cri, pas même une souris !

Les chaussettes bien sages pendues à la cheminée attendaient le Père Noël. Allait-il arriver ?

Les enfants blottis dans leur lit bien au chaud rêvaient de friandises, de bonbons, de gâteaux.

Maman sous son fichu, et moi sous mon bonnet et tous prêts à dormir toute une longue nuit d'hiver.

 

Dehors, tout à coup, il se fit un grand bruit !

Je sautais de mon lit, courais à la fenêtre, j'écartais les volets, j'ouvrais grand la croisée.

La lune sous la neige brillait comme en plein jour.

Alors, parut à mon regard émerveillé, un minuscule traîneau et huit tout petits rennes conduits par un bonhomme si vif et si léger qu'en un instant je sus que c'était le Père Noël !

Plus rapides que des aigles, ses coursiers galopaient, lui il les appelait, il sifflait, il criait :

"Allez Fougueux, allez Danseur, Fringant et puis Renarde, En avant Comète ! Cupidon en avant, Tonnerre, Éclair, allons, allons Au-dessus des porches, par-delà les murs ! Allez ! Allez plus vite encore !"

 

Comme des feuilles mortes poussées par le vent, passant les obstacles, traversant le ciel, les coursiers volaient au-dessus des toits, tirant le traîneau rempli de jouets

Et, en un clin d'œil, j'entendis sur le toit le bruit de leurs sabots qui caracolaient. L'instant qui suivit le Père Noël d'un bond descendait par la cheminée.

Il portait une fourrure de la tête aux pieds, couverte de cendres et de suie, et, sur son dos, il avait une hotte pleine de jouets comme un colporteur avec ses paquets.

Ses yeux scintillaient de bonheur, ses joues étaient roses, son nez rouge cerise, on voyait son petit sourire à travers sa barbe blanche comme neige.

Un tuyau de pipe entre les dents, un voile de fumée autour de la tête, un large visage, un petit ventre tout rond qui remuait quand il riait ; il était joufflu et rebondi comme un vieux lutin. Je n'ai pu m'empêcher de rire en le voyant et d'un simple clin d'œil, d'un signe de la tête il me fit savoir que je ne rêvais pas : c'était lui !

Puis, sans dire un mot, il se mit à l'ouvrage et remplit les chaussettes. Il se retourna, se frotta le nez et d'un petit geste repartit par la cheminée.

Une fois les cadeaux déposés, il siffla son attelage, puis reprit son traîneau et les voilà tous repartis plus légers encore que des plumes

Et dans l'air j'entendis avant qu'ils disparaissent : "Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit"

 

Un petit point d’histoire : le Père Noël va concurrencer ou prendre la place de Saint Nicolas qui est représenté avec une grande barbe et une cape de couleur rouge.  Cette légende de saint Nicolas se greffe sur le mythe germanique du Dieu Odin, capable de voler dans les airs sur son cheval à huit pattes… Ce qui va inspirer le fameux traîneau du Père Noël, tiré par huit rennes.