vendredi 2 septembre 2016

Le songe du gouverneur de la Branche du Sud

Extrait d’une nouvelle de Li Gong-Zuo, ce songe est devenu un cliché en Chine.

« Un habitant de Guang-Ling, festoyait un jour avec des amis à l’ombre d’un sophora séculaire, au sud de sa maison. Ivre, il se rendit en rêve au royaume de la Paix du Sophora, épousa la fille du roi et devint pendant vingt ans gouverneur du pays de la Branche du Sud. Il eut de nombreux enfants. Un jour, sa ville fut envahie par des ennemis, sa femme mourut et il fut renvoyé dans son pays natal.

Alors, il s’éveilla de ce songe : le soleil n’était pas encore couché, la table n’était pas encore desservie, et ses amis l’attendaient. Il leur conta son rêve et découvrit avec eux, au pied du sophora, une fourmilière qui devait être le royaume de son rêve et, sous une branche du sud, une autre fourmilière plus petite qui devait être son ancienne province. Il comprit que la vie humaine est aussi transitoire et fugace qu’un rêve et renonça désormais au monde. »


L’expression, devenue proverbiale, a fini par être synonyme de « songe, simple songe, vanité d’un phénomène. »           

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