Affichage des articles dont le libellé est 500etplus. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 500etplus. Afficher tous les articles

vendredi 15 mai 2026

Ce que nos parents nous transmettent sans le dire

 



Mandalay, de May Thanks Tint, n’est pas un roman mais une mosaïque de vies — portraits birmans (10–80 ans) qui disent, dans leur modestie, la mémoire de la guerre, le déclin agricole et l’exode vers la ville.  


Ce qui me reste de ces pages, c’est d’abord l’empreinte des parents et du milieu : gestes appris, récits du soir, débrouillardise et sens des responsabilités — des ressources pratiques autant que morales. Ces transmissions informelles fonctionnent souvent comme de petites organisations adaptatives (famille, maître, réseau local) qui font tenir les communautés quand les institutions font défaut.  


Lecture utile pour qui travaille sur la transmission en entreprise et le développement local : elle rappelle que la mobilité sociale dépend parfois moins d’un diplôme que de compétences tacites, de liens et d’histoires familiales. Fierté et regrets se mêlent, et c’est dans ce mélange que se forgent les trajectoires.  


Je recommande cette lecture à toute personne intéressée par la culture du travail, la continuité organisationnelle et la manière dont les milieux façonnent nos choix.


jeudi 4 mai 2017

L'homme vertueux



Une ancienne légende raconte qu'un homme vertueux fut injustement accusé d'avoir assassiné une femme noble. 
En réalité, le véritable auteur du méfait était une personne influente du royaume. C'est la raison pour laquelle on trouva un pauvre bouc émissaire... 
L'homme vertueux fut jugé. 
Il savait déjà qu'il n'échapperait pas à la peine capitale.
Le juge, jouant son rôle jusqu'au bout, voulut donner au procès l'aspect de la justice. Il dit alors à l'accusé :
- Nous connaissons tous ta réputation d'homme vertueux. Regarde ces deux bouts de papiers : sur l'un est écrit le mot coupable, sur l'autre le mot innocent. Tu dois choisir l'un des deux. 
Ainsi c'est la main de Dieu qui guidera la tienne et le jugement sera
juste. Bien entendu, le juge qui avait reçu des ordres de la Cour, avait inscrit le mot coupable sur les deux bouts de papier. L'accusé se rendait compte qu'on lui tendait un piège. 
Il hésitait à tirer un papier...
Le juge le menaça. 
L'accusé ferma les yeux, prit une profonde inspiration et resta silencieux quelques secondes. La salle commençait à s'impatienter. 
Il ouvrit alors les yeux et avec un sourire étrange, piocha l'un des
papiers...pour aussitôt l'avaler ! 
Les magistrats étaient surpris et indignés :
- Misérable ! Qu'as-tu fait ? Comment allons-nous prendre connaissance du verdict maintenant ?
- C'est très simple répondit l'homme.
Si nous lisons le papier qui reste, nous saurons ce que disait celui que j'ai avalé. 
Avec force, grognements et une rage mal dissimulée, les magistrats durent libérer leur accusé...qui ne fut plus jamais inquiété.


vendredi 24 juillet 2015

Le wagon


C'est l’histoire de Rémy, un conducteur de train, qui comme tous les matins prend place dans sa locomotive. Seulement voilà que ce matin, sa locomotive refuse d'avancer !

Il décide alors de voir le contenue des 3 wagons attelés à sa locomotive afin de comprendre ce qui l’empêche d'avancer. Il arrive ainsi devant la porte du premier wagon qu'il ouvre sans effort, à l'intérieur se mêlent tous ses bons souvenirs. Il pèse alors se wagon et s’aperçoit qu'il ne pèse quasiment rien, ce ne peut donc être ce wagon qui l’empêche d'avancer !

Rémy s'avance alors vers le deuxième wagon et doit forcer un peu pour ouvrir la porte de celui-ci. A l'intérieur il y trouve tous ses mauvais souvenirs, les moments pénible et difficile, bien que certain se dit-il pourraient passer dans le wagon des bons souvenirs, car il en retire la fierté inhérente au dépassement de soi dont il a fait preuve pour avancer.

Il se tourne alors intrigué par ce qui peut bien se trouver dans le troisième wagon. Il doit se munir d'un pied de biche pour ouvrir la porte de ce wagon tellement la résistance et forte. Quel ne fut donc pas son étonnement lorsqu'il trouva à l’intérieur de ce wagon des souvenir qui ne lui appartiennent pas vraiment, des souvenirs ce que les autres ont pu penser de lui une seconde et qu'il a traîné comme boulet tout au long de sa vie, ces souvenirs qui se matérialisaient, et maintenant il le comprend, comme autant de murs invisibles qui l’empêchaient d'avoir confiance en lui en ses capacité !

C’en fut trop et Rémy décida qu'il ne pouvait continuer à vivre en traînant ce wagon remplie de souvenirs qui n'étaient pas les siens, il détacha le wagon et il put repartir de bon train !


Source :  romain voorons