En lisant Les
Aye-Aye et moi de Gerald
Durrell, j’ai été frappé par une question qui dépasse la protection de la
nature : comment changer une pratique qui nous fait vivre aujourd’hui, mais
risque de dégrader notre cadre de vie demain ?
À Madagascar, Durrell évoque les conséquences du
brûlis sur les forêts. Sans confondre les contraintes de subsistance avec
celles de l’entreprise, j’y vois une invitation à examiner nos habitudes
professionnelles.
Dans nos organisations aussi, certaines pratiques
répondent aux besoins immédiats tout en fragilisant l’avenir :
→ Solliciter toujours les mêmes experts sécurise
les résultats, mais retarde la transmission et risque de les épuiser.
→ Faire remonter chaque décision au responsable
rassure, mais ralentit l’action lorsque les demandes se multiplient.
→ Traiter toutes les urgences permet de tenir
aujourd’hui, mais repousse sans cesse le travail d’anticipation.
Le plus troublant ? Nous pouvons voir ces limites…
et continuer malgré tout.
Parce qu’une habitude n’est pas seulement une
façon de faire. Elle protège un équilibre : une compétence reconnue, une
responsabilité claire, une sécurité face à l’erreur.
Le changement demande donc davantage qu’une
démonstration convaincante.
Plutôt que de demander : « Pourquoi cette équipe
refuse-t-elle de changer ? », commençons par explorer :
- Ce que cette habitude
lui apporte encore.
- Ce qu’elle commence à
lui coûter.
- Ce que chacun craint
de perdre.
- Ce qu’il serait
possible d’essayer autrement.
La bonhommie et l’attention aux autres de Durrell
donnent à cette réflexion une dimension essentielle : comprendre les personnes
sans renoncer à interroger leurs pratiques.
Préserver ce qui compte peut exiger d’abandonner
la manière dont nous l’avons toujours préservé.
#Management #Coopération #ConduiteDuChangement


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