jeudi 18 avril 2013

les matriochkas : un peu d'histoire


J’ai aperçu dans la vitrine d’un antiquaire parisien la plus grande série de matriochkas qu’il m’ait été donné de voir. Cela m’a donné envie d’en savoir plus. Vous aussi ?
Alors sachez que les matriochkas sont d’origine relativement récente. Elles datent de 1890 et il semblerait qu’elles s’inspirent de poupées-souvenirs venant du Japon (les Sichi-fuku- jin ou les sept divinités du bonheur).

Toutefois ce concept d’objet emboité était déjà présent en Russie et s’utilisait pour les pommes de pin et les œufs de Pâques.
D’ailleurs, le premier œuf de Fabergé (qui contenait divers objets) date de 1885.

L’art est vraiment international !

samedi 13 avril 2013

Retour au XIIIème siècle ?


Je viens de passer trois jours dans une ferme fortifiée du XIIIème siècle en plein cœur de la Brie (grande plaine agricole à l’Est de Paris).  Qu’est-ce qu’une ferme fortifiée ? Des bâtiments autour d’une cour, une seule entrée dans la cour par un pont qui a dû être levant dans le passé, des grandes douves remplies d’eau autour de la ferme et des systèmes d’escaliers et de passages dans le bâtiment qui facilitent la défense en cas d’attaque. Autour, la vaste plaine…

La vie ne doit pas être drôle lorsqu’on est isolé ainsi. Cela me rappelle les églises du nord de la Somme qui ont toutes, dans le clocher, une lucarne tournée vers le Nord. Les habitants surveillaient l’arrivée de troupes régulières ou non venant… d’Espagne (Rappel : le Pas de Calais et le Nord ont été tenus par les Espagnols jusqu’en 1648 !).

Remarquez qu’il me semble que nous y revenons. Les immeubles, même en milieu urbains denses, se calfeutrent avec double digicode, des hautes grilles, des caméras.

Nos hauts responsables se promènent en voiture blindée  (il y a 40 ans, les voitures présidentielles étaient toutes découvertes), il est interdit de marcher sur le trottoir de l’Elysée et la circulation à certaines heures dans le RER se fait sous la protection de la police ferroviaire. Je connais des entreprises proches du périphérique parisien où, après 19h, des vigiles accompagnent des groupes de collaborateurs au métro le plus proche.

Alors, retour au XIIIème Siècle ? En tout cas, elle avait fière allure la ferme fortifiée. Si au moins cela pouvait aujourd’hui faire progresser l’architecture. Cela est malheureusement loin d’être le cas.  

samedi 6 avril 2013

Simplifions la langue française !


Nombre de personnes, qu’elles soient françaises ou étrangères, créent des entreprises. Elles se heurtent souvent à la barrière de la langue. Langue administrative, tout d’abord, avec son jargon parfois du XVIIème   siècle (je pense à la justice), langue académique avec ses règles obscures (le h aspiré ou non), langue écrite avec ses tournures décalées de la langue orale (qui fait encore l’inversion pour poser une question à l’oral) ?
Alors suggérons à nos gouvernants qui savent si bien utiliser le langage sophistiqué et incompréhensible  des politiques de permettre une simplification de la langue. Après tout, nous sommes parmi les derniers en Europe à utiliser par exemple le « Ph » pour photographie quand les Italiens et Espagnols sont depuis longtemps passé à « foto… ».
La création d’emplois ne vaut-elle pas une grammaire ?

vendredi 29 mars 2013

l'exostisme est sur la valise

Vous avez peut-être vu sur des images ou au cinéma les valises des voyageurs de la fin du XIXème Siècle avec leurs étiquettes de grands hôtels. Le raffinement, à l’époque, était de montrer de façon indirecte les voyages et les lieux idylliques où le voyageur avait séjourné. Puis vint le tourisme de masse et avec lui les valises plus ou moins uniformes (qui ne s’est jamais trompé de valises sur un tapis d’aéroport en voyant plusieurs Delsey ou Samsonite semblables à la sienne ?).  L’uniformité des valises évoque l’uniformité des voyages. Les voyageurs voient les mêmes lieux dans les mêmes pays, aussi nul besoin de mettre en avant les lieux visités (la discrétion est de mise), de peur peut-être que l’Autre vous reproche : « Ah bon ! Vous n’avez pas été à tel endroit ? Vous avez raté quelque chose ! » 

Alors, lorsqu’au gré de vos voyages, vous voyez soudainement une telle valise « colorée» (ce n’est pas la mienne !), vous vous interrogez : un collectionneur d’autocollants ? Un grand reporter ? Un original qui veut se faire remarquer ? Ou qui encore ? Dans tous les cas, vous enviez secrètement le voyageur, parce que cela vous évoque des pays perdus, des lieux extrêmes ou une vie d’aventure loin de votre semi-routine.

Profitez du réveil de votre instinct de voyageur (et d’explorateur) pour faire un pas dans cette direction. Après tout, le voyage commence au bout de votre rue. L’éditeur et écrivain François Maspero, fort connu dans les années 70 pour ses livres d’extrême gauche (et les attentats subis) voyagea beaucoup à Cuba et autres pays similaires. Trente ans plus tard, retiré de l’édition, il écrivit un livre « Roissy Express » où il raconta un voyage sur la ligne B du RER parisien de Roissy Charles de Gaulle à St Rémy les Chevreuse. Il s’arrêta à chaque gare, chercha un hôtel comme tout voyageur (ce ne fut pas toujours simple) et alla à la rencontre des habitants, comme s’il était un touriste au bout du monde. Dépaysement garanti ! Peut-être a-t-il décoré sa valise d’autocollants sur les lieux où il est passé.

A vous de jouer !  

vendredi 22 mars 2013

Des idées d'ailleurs : habillez les arbres !

 La consommation textile baisse en France, les produits vendus viennent d'ailleurs et notamment d'Asie et notre industrie textile s'est effondrée. Bref, une série de nouvelles cauchemardesques quand, dans le même temps, le tourisme n'a jamais été aussi prospère et, de plus, la France est (et reste) la première destination touristique mondiale.

Alors comment tirer parti de la manne des touristes pour sauver la filière textile (et ses emplois) ?  Habiller les touristes ? Oui mais... ils achètent en France des vêtements made in China ou made in Spain. Faire des produits moins chers (en les suventionnant, en réduisant les charges...) ? Oui mais le différentiel de prix est trop important. Mettre des contrôles aux frontières ? Oui mais cela augmenterait les prix et en contrepartie réduirait la consommation. Pas le moment ! Que faire alors ?

Allons chercher des idées ailleurs : en voici un exemple sur l'image ci-jointe : habiller les arbres ! Cette photo a été prise en Argentine où de nombreux arbres de Buenos-Aires sont utilisés comme support promotionnelles. Il est fréquent dans la rue de voir des arbres décorés, peints, ...

Imaginez que le grouvernement, les municipalités décident d'habiller les arbres avec des produits made in France. Cela pourrait être attractif, attirer des curieux et des acheteurs et relancer l'emploi. Tout n'est pas à attendre seulement des pouvoirs publics. Cela peut être aussi le fait de commerces, d'entreprises (les arbres devant leurs bureaux), les particuliers qui, à peu de frais, pourraient égayer leurs trottoirs. Après tout, l'entretien du trottoir (en cas de neige par exemple) est sous la responsabilité du propriétaire de l'immeuble (ou de la maison) devant lequel il est situé.

Cela créerait de l'ambiance, de l'art, de la bonne humeur et nous changerait de la chape de plomb de morosité qui pèse sur nos têtes.

D'autres idées ?         


        
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samedi 16 mars 2013

De la moussaka à la semoule



Il y eut autrefois des restaurants qui présentaient des cuisines locales, puis régionales puis nationales, non sans mal (essayez de présenter un cassoulet qui ait l’accord de toutes les villes qui se targuent d’avoir LE vrai cassoulet).  Chacun défendait son territoire. Il y eut la mode des restaurants « nationaux » :  chinois, vietnamien, mexicain... et j’en passe. Puis, il y eut des restaurants  « melting pot »  qui regroupaient toutes les cuisines du monde en présentant divers plats.
Quel cuisinier faut-il être pour faire du taboulé, des nems et des tacos en même temps ! Ces mélanges ne pouvaient que conduire à des mariages comme celui présentés sur la photo. Ce n’est pas l’unique cas. J’ai croisé il y a quelques temps un restaurant libano-vietnamien près du Panthéon (du pho dans les mézés ?).  A quoi faut-il s’attendre ? De la semoule dans la moussaka ou feuilles de vignes farcies dans le couscous ? D’ailleurs, regardez les rejetons de mariage : panini, hamburger, crousty… Les moustaches des douaniers à Athènes et à Alger vont se dresser.  
Je vois d’ici là une guerre se profiler entre les tenants purs de la cuisine authentique du terroir et les partisans du mixage des cultures ! Les partis politiques et les syndicats vont y voir très vite l’occasion de rallier de nouveaux partisans. Bref, une nouvelle offensive du débat : « droit du sol contre droit du sang ».  Vite ! Que l’ONU intervienne avant qu’il ne soit trop tard ! D’ailleurs, à ce sujet, que mange-t-on à la cantine de l’ONU ?      

dimanche 24 février 2013

l'affiche inversée



Vous avez peut-être vu  ces derniers jours dans la région parisienne cette affiche. Elle mêle à la fois un match de rugby à venir et un film. Tout l’astuce consiste à jouer sur les mots : « belle journée pour vaincre / belle journée pour mourir ». Les annonceurs se partagent les frais de la campagne, les spectateurs sont interloqués et regardent plus attentivement l’affiche et, au final, tout le monde est content.
L’amusant de cette affiche est que l’on peut faire pivoter les jeux de mots. Imaginons que le film marche bien et que le Stade Français soit battu le 2 mars : cela aura été « une belle journée pour vaincre » pour le film et « une belle journée pour mourir » pour le Stade.  Les annonceurs auraient pu ajouter des jeux de mobiles pour changer régulièrement les phrases et créer ainsi le suspense.
L’idée est bonne : pourquoi ne pas la transposer dans d’autres univers ? Ainsi en politique : mettez aux présidentielles (ou aux municipales) les deux candidats en lice au second tour côte à côte avec des phrases tournantes : « vainqueur, vaincu » ; Chacun (les candidats et le public) aurait sa part de rêve. De même en cuisine : couscous ou pizza ce soir ?

Finalement, qui perd ou gagne (je reviens à l’affiche) n’a guère d’importance. Le rêve en amont a créé l’illusion.